Empanner

 

 

L'empannage est une manoeuvre délicate, d’ailleurs E.Mithois recommande à ses clients de préférer à l’empannage le virement de bord.

En effet, si l’empannage est mal contrôlé, la bôme peut passer brusquement d’un côté à l’autre en endommageant le gréement (arrachage des haubans, rupture du mât…), sans compter le coup de bôme en pleine tête de l’équipier distrait qui a oublier de se méfier …

 

Alors, faut-il définitivement y renoncer ?

Par gros temps il faut l’éviter, mais par petit temps c’est quand même une manœuvre très esthétique dont il ne faut pas se priver, à condition de la faire avec méthode (un bon marin prend soin de son bateau).

 

Mais qu’est-ce donc que l’empannage me direz-vous !

Quel est ce mystère qui semble si terrifiant ?

C’est tout simplement un changement de direction, comme le virement de bord, mais avec le vent qui vient de l’arrière du bateau.

 

La méthode :

1 – Il faut se mettre au vent arrière. Les écoutes sont relâchées, à cette allure on ne sent plus le vent car on va à la même vitesse sans opposition.

La manœuvre est complète lorsqu’on a les voiles en ciseaux, c'est-à-dire la voile bordée d’un côté et le foc du côté opposé.

Le skellig est vraiment très esthétique à cette allure !

 

 

Je me rappelle que pendant mes cours de 420 dans mon jeune temps, on nous recommandait de relever la dérive afin que le bateau offre un minimum de résistance. Cette recommandation avait aussi un intérêt par vent frais, éviter de partir en aulofée (croche-pieds fait par la dérive) et coucher le bateau. Mais, je l’ai déjà dit on évitera d’empanner par vent frais…

 

Avant d’empanner, profitons-en encore quelques minutes …. Il faut équilibrer le bateau (sensible à cette allure) et le laisser bien à plat.

 

 

2 – Il faut alors se mettre à border l’écoute de grand-voile (assez énergiquement) tout en abattant lentement et tranquillement pour changer d’amure, jusqu’à ce que la bôme commence à changer de côté. Comme elle est très bordée, le mouvement ne sera finalement pas très brutal.


3 – On peut alors à nouveau laisser filer doucement l’écoute de grand-voile de façon à ce la voile reprenne tranquillement sa place au vent arrière.

 

4 – On s’occupera alors du Foc pour remettre les voiles en ciseaux (la beauté du geste…)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur la photo ci-contre,

(prise sur le site de l’association des skellig),

on voit un Skellig 1

au vent arrière avec ses voiles en ciseaux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur cette autre photo,

on voit un Skellig 2 version classique à 2 mats

au vent arrière avec ses voiles en ciseaux.

 

Superbe non ?

 

 

 

 

Quand quelqu’un prendra mon Tamnavullin en photo

dans ces conditions, vous verrez ce

qui se fait de mieux dans le genre !